10 février 2015
Compte rendu
La photo se porte bien
Pourvu qu'on la sauve !



Près de cent photographes et amis de la photographie se sont retrouvés, vendredi 30 janvier, au studio de l'Entrepôt, pour la soirée voeux-échanges-rencontres de PhoGIma.

Cette rencontre placée sous le signe de la fraternité et de la convivialité a rassemblé des photographes de tous les horizons, professionnels ou passionnés, auteurs, artisans, autoentrepreneurs, journalistes, artistes, plasticiens ainsi que de nombreux amis dont l'oeil éclairé apporte cet indispensable regard critique sur les travaux des uns et des autres.

Sur le plan plus précisément professionnel, réjouissons-nous d'avoir vu côte à côte des photographes de l'UPP et des Photographes du GNPP, l'Union des photographes professionnels représentant principalement les photographes affiliés à la caisse des auteurs et le Groupement national de la photographie professionnelle, les photographes artisans.



Dans son propos d'accueil, le président de PhoGIma, Jean Miaille, a souligné la vigueur et la diversité de la créativité photographique mais aussi les nombreux écueils qui attendent les aspirants à la professionnalisation.

"La photographie se porte bien. Pourvu qu'on la sauve !"

Il a fait part de deux revendications qu'expriment souvent les jeunes : la nécessité d'un diplôme national de photographie, obtenu par la formation initiale, la formation continue ou la validation des acquis de l'expérience ; la création d'un statut unifié de photographe de prise de vue professionnel.



Le but d'une telle rencontre est tout d'abord de permettre aux photographes, qui vivent souvent en solitaires, de se rencontrer. L'objectif est largement atteint et la présence de notre baraque à frites a permis à chacun de poursuivre ses échanges le temps nécessaire, sans crier famine.



Enfin, un très grand merci à José-Carlos pour avoir mis gracieusement son très beau studio à la disposition de cette soirée, à la disposition de la photographie.











Et un merci à Renaud Wailliez pour son reportage photographique.
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8 janvier 2015
Invitation


A l'occasion de la nouvelle année

Photographes et Gens d'Image

vous invite
à une soirée voeux-rencontre-échange
des photographes et amis de la photographie

Vendredi 30 janvier 2015
à partir de 19 h 30

Au studio l'Entrepôt
202, rue Jean-Jaurès, Villeneuve d'Ascq

Une rétrospective des diaporamas de PhoGIma
sera projetée à cette occasion
(Projecteur prêté par Prophot à Lille - Merci)

Et pour manger sur place,
nous avons prévu une baraque à frites,
 dont vous devriez vous souvenir

Petite bière d'accueil offerte !

Inscription





17 novembre 2014
Invitation

Cliquez sur l'image pour l'agrandir
A faire circuler sans modération
17 juin 2014
Compte rendu
L'assemblée générale de PhoGIma


Le café Chez Morel à Lille, a accueilli l'assemblée générale de Photographes et gens d'image du Nord, antenne régionale de l'UPP ouverte à tous les amoureux de la photographie.

Ce jeudi 12 juin 2014, vingt-cinq adhérents se sont retrouvés à l'étage du célèbre café lillois, sur la magnifique place du Théâtre, pour discuter photographie.

A l'issue de la réunion, le conseil d'administration a été renouvellé. Eric Pollet remplace Philippe Robin à la trésorerie. Joaquim Dassonville intègre le CA. La liste des invités permanents reste inchangée.

Rappelons que selon les statuts de PhoGIma, seuls les adhérents de l'UPP peuvent être membres du CA. L'assemblée générale de 2012 a décidé d'élire parallèlement des invités permanents qui participent à l'activité de l'association.


Photo jean Miaille


Photo Eric Pollet

Trois thèmes de discussion


Notre projection annuelle à la Maison Folie Beaulieu, à Lomme

Pour la troisième année consécutive, nous organisons, à l'automme, une projection sonorisée en live par un orchestre, en partenariat avec la Maison Folie Beaulieu et Jazz en Nord.

Cette manifestation est désormais installée dans le paysage culturel de la métropole lilloise. Elle se présente comme un véritable spectacle autour de la photo, qui apporte ses messages, et de la musique, qui donne le tempo.

Elle est valorisante pour la photographie vivante et les photographes de notre région.

Le thème retenu cette année est No limit. Il veut inciter les photographes soit à montrer des images qu'ils ne montrent que rarement ou jamais, soit à explorer un univers photographique qui ne leur soit pas familier.

Le goupe PO assurera la partie musicale de la projection. En échange a eu lieu avec l
e musicien Cédric Devenyns, présent à la réunion.

L'accent a été mis sur la nécessité pour les photographes de construire un véritable enchaînement cohérent de leurs photos, enchaînement narratif, esthétique ou poétique selon la volonté de chacun. La musique, pour sa part, détermine le rythme de présentation.


La profession de photographe

Un tour d'horizon a été fait sur les difficulités qu'éprouvent les professionnels dans l'exercice de leur métier avec le constat alarmant d'une baisse des prix qui laisse le champ libre à trop de "pistoleros" de la photographie, souvent sans formation ni expérience et sans véritable statut professionnel.

Deux réformes importantes touchant la photographie professionnelle sont en cours sans que leurs contours soient encore clairement définis :
- La réforme de la sécurité sociale des auteurs avec la fusion de l'AGESSA et de la Maison des Artistes.
- La fusion de l'auto-entreprise et de la micro-entreprise qui risque de rendre ce statut plus attractif pour les jeunes photographes et les éloigner du droit d'auteur.


Un projet pour PhoGIma

Nous pensons que Lille est une place de choix pour installer un Observatoire de la photographie : région grosse productrice de photos pour la publicité, la mode, les catalogues, région en pointe sur l'imagerie numérique.

Nous souhaitons organiser une série de conférences-débats avec des personnalités d'horizons divers qui réfléchissent à la photographie, tant au plan économique et sociologique, qu'esthétique ou sémantique.

Ces conférences-débats pourraient faire l'objet de comptes rendus à la fois synthétiques et analytiques sur un sité dédié et constituer ainsi une somme documentaire.

Pour cela, il nous faut disposer d'un emploi à mi-temps, à la fois pour organiser et rendre compte. Nous allons solliciter les autorités lilloises en ce sens.
9 juin 2014
Assemblée générale
Assemblé générale
jeudi 12 juin, 18 h 30
Café Morel, place du théâtre, Lille

L'accueil se fera à l'étage du café Morel, à 18 h 30, autour d'un punch.

En première partie, les participants à la projection No limit sont conviés à un échange avec le musicien Cedric Devenyns, du groupe Po, qui assurera la partie musicale de la projection en live.

En dernière limite, il sera possible de s'inscrire pour la projection, à cette occasion.

Comme tous les ans, cette assemblée générale est ouverte à tous les amis de la photographie.

Les adhérents de l'UPP et de PhoGIma peuvent voter.

Le document suivant est soumis à la discussion de tous.

Un projet pour PhoGIma

La photographie a conquis le monde.

On peut raisonnablement penser qu'on photographie plus qu'on écrit, dans le monde, aujourd'hui.

A l'origine de cette métamorphose  : le numérique.

Il est plus facile de photographier et donc le travail du photographe se trouve simplifié, pour être la première des affirmations qui vient à l'esprit, elle n'est en pas moins relative. On photographiait très simplement, il y a cinquante ans, avec une box Kodak.

En revanche et il est toujours aussi difficile d'harmoniser le signifiant et le signifié dans un cliché – que Socrate aurait jugé καλος.

Le délai entre la prise de vue et la perception de l'image finale est devenu nul. Cela génère de nouvelles approches ludiques de la photographie, notamment avec la téléphone mobile. Cela permet au photographe de porter aussitôt un regard critique sur son image. Cette instantanéité de l'instantané valorise considérablement la photographie en tant que langage, en tant que moyen de communication et d'échange entre les individus.

De plus, Internet offre une incroyable caisse de résonance à la moindre photographie. Sitôt en ligne, sitôt visible dans le monde entier. Internet démultiplie l'instantanéité et la fonction sociale de la photographie.

Mais d'un autre côté, le coût unitaire d'une photographie numérique est voisin de zéro, de même que sa copie, dont la production est, elle aussi, instantanée. Cette réalité joue un rôle important dans la dévalorisation marchande de la photo, a contrario de sa valorisation sociale. Dévalorisation dont certains se font les chantres et les acteurs pour des raisons tant économiques qu'idéologiques.

Mais si le «  tout gratuit  » culturel s'avère séduisant à bien des égards, il est irresponsable de ne pas se demander quelle beurre ou quelle confiture les créateurs mettent sur leurs tartines, le matin. La profession de photographe, quelle qu'en soit la forme et la destination, est rudement secouée. Il ne serait pas sérieux de prétendre que cela n'aurait aucune incidence, à terme, sur la créativité globale de la photographie.

Pourtant, plus personne ou presque ne conteste sa portée culturelle et artistique. Depuis 2006, elle constitue la huitième section de l'Académie des beaux-arts.

Si les difficultés économiques de la presse papier à l'heure de la reconversion vers le numérique peuvent laisser entendre un désamour avec la photographie, il n'est guère besoin d'argumenter beaucoup pour montrer tout l'impact que retrouvera l'image dans un espace où le nombre des photos ne sera plus réduit par des contingences du coût du papier.

Rappelons, par ailleurs, que la photographie demeure un maillon de la circulation marchande des biens et des services, indispensable à leur présentation et à leur promotion.

Le langage photographique a atteint de nouveaux rivages. Le sociologue Sylvain Maresca a écrit un traité afin d'expliquer en quoi la photographie pouvait tenir un propos sociologique spécifique, sans commune mesure avec une simple fonction d'illustration du texte écrit.

L'exposition 2014 des Transphotographiques vient montrer à point nommé l'apport spécifique de la photographie pour l'étude des territoires.

Enfin, la photographie est une mémoire d'une extraordinaire acuité, tant pour les événements, grands ou petits que pour les proches, les intimes. La photographie nourrit l'histoire et défie l'oubli. Imagine-t-on un reportage sur la cour du roi Soleil ou dans la demeure d'un paysan  ? Ne sommes-nous pas émus devant le portrait aïeul  ?

CE QUE NOUS VOULONS

Beaucoup de gens réfléchissent aux problématiques de la photographie, en essayant de circonscrire un paysage mouvant dont le contour numérique rappelle le far west, un monde en devenir, encore sans foi ni loi.

Il s'agit bien de protéger les créateurs des pistoleros  ! La tâche est ardue car les règles du jeu devront nécessairement être mondiale. La France, de par son expérience et sa notoriété dans le domaine de la protection des créateurs a tout son rôle à jouer.

L'agglomération lilloise est une place forte dans le monde de l'imagerie numérique comme celui de la photographie. Il nous semble judicieux d'y installer un observatoire sur l'ensemble de ces questions.

Nous voulons organiser une série de conférences débats avec ces acteurs de la photographie, à des titre divers.

Dores et déjà nous avons l'accord de  :

- Raphaëlle Bertho, éminente universitaire qui planche sur les usages de la photographie pour l'étude des territoires.

- Daniel Barroy, responsable de la mission culture au ministère de la communication.

- Didier de Faÿs qui a entrepris de construire des partenariats avec des photographes chinois.

- Pascal Quittemelle, directeur du magazine «  Profession photographe  ».

CE QUE NOUS SOUHAITONS

Disposer d'un emploi salarié, au mieux à mi-temps, pour organiser ces rencontres et en produire un compte rendu à la fois synthétique et analytique sur un site dédié.

Nous sollicitons la ville de Lille et la communauté urbaine pour financer ce poste.





Le rapport d'activité

L’action de la région Nord s’est poursuivie dans une double direction : défendre la photographie d’auteur professionnelle et, d’une façon plus générale, participer à la promotion de la photographie, alors qu’un rapport montre l’importance de la culture dans le PIB de la France et la valeur ajoutée qu’elle engendre.

En lien avec le service juridique de l’UPP, nous avons réussi à faire annuler un redressement de TVA pour l’un de nos photographes qui facturait légitimement à 7 %. Il est apparu que la doctrine administrative fiscale sur laquelle se fondait les services de Lille pour justifier ce redressement ne respecte pas le code de la propriété intellectuelle. En effet, la doctrine fiscale estime que seules les photos artistiques peuvent être considérées comme œuvres d’auteur et donc bénéficier d’un taux réduit de TVA et de l’exonération de la CFE. Or le code de la propriété intellectuelle ne mentionne nulle part une quelconque exigence artistique pour déterminer ce qu’est une œuvre protégée par le droit de d’auteur. Nous remercions les services fiscaux de Lille d’avoir reconnu la pertinence de ces arguments face aux textes qui leur servent de référence.

Plusieurs d’entre nous ont pu intervenir dans les lieux de formation, notamment le lycée professionnel de Cambrai et le CFA de Tourcoing pour informer sur le droit d’auteur et les différents statuts professionnels pour la photographie. Force est de dire que la frontière qui sépare le statut d’artisan et le statut d’auteur pousse les jeunes vers le statut d’autoentrepreneur, statut mal adapté pour la photographie mais plus simple d’accès, statut qui contribue à fragiliser la profession.

Une rencontre organisée, début janvier 2014, avec Patrick Roche, président de l'UPP, sur les questions relevant de la photographie professionnelle a mis en lumière les nombreuses difficultés et incertitudes qui pèsent sur elle. La photographie est à la fois un vecteur important de l’activité culturelle et un outil incontournable pour l’information documentaire ainsi que la promotion des biens et services marchands. Laisser se poursuivre sa dégradation professionnelle aurait des conséquences désastreuses bien au-delà du cercle des photographes eux-mêmes.

Photo Renaud Wailliez

Ce sentiment, à la fois de flou et d’incertitude s’est exprimé également lors d’une conférence débat organisée à l'Entrepôt et animé par le président de l’UPP Nord. En revanche, la nécessité de défendre le droit d’auteur comme levier essentiel de la valorisation économique de la photographe s’est avérée une opinion largement partagée par l’auditoire.


Photo José-Carlos - l'Entrepôt

Comme l’an dernier, nous avons organisé une projection de photos de quelques uns de nos photographes avec un accompagnement en musique live : cette année le groupe de jazz Julien Marga. La projection a tourné autour des thèmes musicaux du film de Louis Malle « Ascenseur pour l’échafaud », que l’on doit au génial Miles Davis. Notre partenariat avec la Maison Folie Beaulieu de Lille Lomme, qui nous accueille pour ces projections, va se renforcer cette année.

Photo Renaud Wailliez


Photo Maison Folie Beaulieu



Ordre du jour de l'assemblée générale

- Compte rendu d'activité 2013
- Compte rendu financier
- Nos actions à venir
Nous souhaitons qu'il y ait un échange entre les participants sur la situation de la photographie, professionnelle, artistique, amateur.
Dans cet élan, nous voulons définir des actions pour mieux faire partager l'importance de la photographie dans le paysage culturel et économique de notre pays.
- Election du conseil d'administration, 7 membres

Il est possible de faire acte de candidature soit à titre de membre soit à titre d'invité permanent.

Conformément aux statuts, en effet, ne peuvent être élus au conseil d’administration que des membres de l’UPP. Le conseil d’administration pouvant inviter des adhérents non membres de l’UPP à participer à ses réunions, nous avons pris la décision, en 2013,  de soumettre au vote de l’assemblée générale la liste des invités permanents. 


Pour faire acte de candidature, c'est ici.

Pour donner procuration en cas d'impossibilité, c'est ici.


Merci de confirmer votre présence : communication.phogima@gmail.com
23 mars 2014
Appel à candidature
Cliquez sur l'image pour la visualiser en grand format, l'enregistrer et la diffuser.
Une adresse pour s'inscire : nolimit@phogima.fr  Ne tardez pas !

25 février 2014
Appel à candidature
11  janvier 2014
Rencontre
PhoGIma vous présente ses meilleurs voeux 2014

Photographie professionnelle : Où en est-on ?

Réunion d'information et d'échange à la Maison Folie Beaulieu, Lomme Lille

Avec Patrick Roche, Président de l'Union des photographes professionnels




Photos Renaud Wailliez

Les métiers de la photographie ont beaucoup évolué ces dernières années.

Le numérique a non seulement bouleversé la dimension technique du travail de photographe, mais il a aussi conduit à une démultiplication gigantesque de la production d'images photographiques et de leur diffusion.

La frontière entre professionnels et amateurs est devenue poreuse.

Sur fond de crise générale, les prix s'effondrent, tant des prestations photographique que des ventes d'images.

Les photographes auteurs, comme les photographes artisans sont confrontés à l'émergence des autoentrepreneurs dont le professionnalisme n'est pas clairement établi.

La crise de la presse entraine dans son sillage la crise du photojournalisme.

Plusieurs questions ont été abordées :

> Le gouvernement prépare la création d'une nouvelle caisse de sécurité sociales pour les auteurs et les artistes, regroupant l'AGESSA et la Maison des Artistes. L'UPP formulera des propositions.

> TVA, les taux changent mais, bonne nouvelle, les services fiscaux de Lille ont confirmé que les photographes auteurs bénéficaient du taux réduit (reste à savoir lequel) ainsi que de l'exonération de taxe professionnelle.

> Microstocks, images "libres de droits", "domaine public" : l'UPP va engager une action contre les violations du code de la propriété intellectuelle.

> Offices de tourisme : l'UPP a engagé des négociations avec la Fédération nationale. Nous essayons d'aboutir à un accord qui tournerait autour de la Charte de la photographie équitable.

> Statut de photographe professionnel. L'UPP a engagé une réflexion sur cette épineuse question : est-il possible de définir dans le code du travail un statut professionnel pour les photographes de prise de vues, qui regrouperait les différents champs d'activités ?
7 octobre 2013
Tribune
La presse et l’information photographique

Faisant suite à la mission Lescure à propos de la gestion du droit d'auteur dans le cadre de l'économie numérique, le ministère de la culture a mandaté Francis Brun-Buisson pour une mission de médiation entre les photographes, les agences et les éditeurs de presse. Les photojournalistes représentent environ 10 % de l'effectif des photographes professionnels. Consciente de l'enjeu de ce domaine d'activité, tant du point de vue de l'exercice professionnel que de la gestion du droit d'auteur, l'Union des Photographes Professionnels s'investit pleinement dans cette mission.

La tribune ci-dessous n'engage que son auteur. Un débat peut s'ouvrir dont le site de PhoGIma - UPP Nord rendra compte.

La presse écrite a scellé l’union entre le texte et la photographie à la fin du XIXème siècle. La première moitié du XXème siècle fût son âge d’or. Mais l’information générale sur papier a commencé à « jaunir » avec l’apparition de la radio puis de la télévision.

Dans un premier temps, la presse écrite a su résister en jouant de sa « liberté » face à la télévision d’Etat. Le président Pompidou n’avait-il pas déclaré que les journalistes de la télévision étaient la voix de la France ? Les journaux, émanations de capitaux privés, faisaient valoir la diversité des opinions de leurs actionnaires. La pluralité des titres garantissait le pluralisme de l’information, même si flottait de façon entêtante le parfum de l’argent.

L’apparition des chaînes privées, dans les années 1980 a perturbé ce jeu. Il faut noter qu’aucun des opérateurs de la presse écrite ne s’est imposé dans la télévision privée. L’échec de Jean-Luc Lagardère dans sa tentative de prendre la première chaîne est certainement l’épisode le plus spectaculaire. Il reste qu’il n’était plus possible d’affirmer que la télévision demeurait à la solde du pouvoir politique.

Les ventes de la presse écrite ont baissé et, dans la foulée, les tirages. Les dirigeants de la presse ont répondu en réduisant les coûts, notamment ceux du papier, très importants. Baisse du rendement : baisse des investissements. La presse n’échappe pas à cette logique mortifère du capitalisme européen. Conséquence : la pagination des journaux s’est étiolée, leur format a rétréci.

Pour s’épanouir, le reportage photographique a besoin de place dans un journal, d’une surface de papier importante. Un sentiment de frustration s’est installé dans les rédactions quand il a fallu sacrifier d’excellentes photos réalisés par des photojournalistes de qualité.

De nombreux dirigeants de presse disent aujourd’hui que la photo ne fait plus vendre les journaux. Deux inspecteurs du ministère de la culture, Marie Bertin et Michel Balluteau, ont indiqué dans un rapport sur le photojournalisme, en mai 2010, avoir été « frappés » d’entendre cette affirmation reprise par de « nombreux interlocuteurs des organes de presse ».

Il faut dire que cette affirmation est fausse et le dire sans détour, parce que cette affirmation est dangereuse pour les opérateurs de la presse écrite eux-mêmes.

Faute de place dans les journaux, on s’est déshabitué à prendre l’information photographique au sérieux. Un glissement s’est produit, au fil du temps, passant d’une acceptation informative de la notion d’illustration au profit d’un sens « décoratif ». Un belle photo peut suffire pour faire joli dans une mise en page seyante. Mais un vrai reportage peut exiger dix, vingt photos ou plus encore pour dire ce qu’il veut dire.

L’école Caujolle et l’agence Vu, dont Libération a été le vecteur premier, méritent le respect. Mais ils participent pour une part de l’émergence d’un néo pictorialisme. Autour de l’école d’Arles, notamment, s’est développé un courant où l’esthétique photographique a pris le pas sur sa portée informative. Il n’y a pas lieu de contester un tel courant. En revanche, il faut combattre une propension à un certain totalitarisme culturel.

Une exposition de photos d’art est bonne quand on identifie l’unité esthétique des photos entre elles. Un reportage est bon lorsqu’il utilise tous les moyens de la photographie pour cerner son sujet sous tous les angles. C’est la même technique photographique, le même langage mais pas le même discours. Il n’y a pas lieu de hiérarchiser l’un par rapport à l’autre.

Au pays de Nicéphore Niépce, au pays qui a donné à la photo humaniste quelques uns de ses plus grands noms, il devient urgent de desserrer le corset de conventions esthétiques pour laisser vagabonder la photo d’information. Il faut l’encourager, la valoriser, lui redonner ses lettres de noblesse.

Sous couvert d’un réel déficit d’investissements - matériels et culturels - en faveur du reportage, s’en tenir à l’affirmation d’un quelconque désamour du public pour la photo est purement et simplement suicidaire.

Car la bombe internet est en train de faire exploser la photographie d’information. Aux champs étriquées des colonnes papier, internet offre l’alternative d’espaces infinis pour l’information photographique. Si des millions de gens - des milliards ? - échangent en permanence des photos via les moyens que la technologie met à leur disposition, c’est parce que les images transmettent des informations.

Ces photographes et leurs publics ont rarement des préoccupations artistiques. Mais ils ont une exigence de sens. Les photos doivent dire quelque chose. C’est la base de la photographie. Nous vivons ce temps curieux où l’utilisateur d’un  téléphone portable se montre souvent moins analphabète en photographie que beaucoup  de ceux qui portent sur elle des jugement aussi stupides que sentencieux.

Il est bien évident que la « dématérialisation » de l’information écrite - entendons sa déconnexion du support papier - pose des problèmes sérieux. Les échelles économiques ne sont pas les mêmes. Le papier, ça pèse en tonnes et en euros. Les marges bénéficiaires que réalisait la presse dans ses belles années sont définitivement inscrites dans le marbre de  l’Histoire.

Mais ne pas s’adapter aux données d’une économie différente, c’est prendre le risque que d’autres viennent occuper le terrain. Rien ne dit que les actuels opérateurs de l’information écrite n’auront pas laissé la place, d’ici quatre ou cinq ans, à de nouveaux voltigeurs, capables d’innover.

Car la clé d’un basculement de l’information écrite vers internet - dont on convient volontiers qu’il n’est pas écrit - c’est l’innovation. Si la photographie argentique a si rapidement cédé la place à la photographie numérique, c’est parce celle-ci a apporté un plus.

Assez curieusement, certains éditeurs de presse pensent que l’innovation passe par la vidéo. Le succès des petites vidéos sur internet n’est pas contestable. Il faut toutefois ne pas perdre de vue ce qui distingue l’information écrite, notamment par rapport à l’information audiovisuelle.

La singularité de l’écrit, texte et photo, tient au fait que le lecteur s’approprie l’information a son rythme. Il lit les titres et survole les photos en quelques secondes. Il entre dans les sujets selon son choix et leur consacre le temps qu’il veut : lecture rapide ou détaillée. Il peut zapper une photo en moins de temps qu’il n’en faut pour la faire ou plonger son regard dans l’image pour laisser son cerveau et ses émotions surfer le temps qui lui convient. Avec l’information écrite, le lecteur est le maître du temps.

L’audiovisuel, en revanche, n’échappe pas au spectacle. Il impose son rythme et ses choix. Il repose sur un fil conducteur commun pour tous les spectateurs. La dialectique entre l’émetteur et le public est réduite. La télévision a une dimension familiale et prend toute sa place lorsqu’on s’accorde des moments de passivité.

Internet est plus individualiste et plus actif. C’est moins une invite au spectacle qu’une pêche aux informations. Sa base, ne l’oublions pas, est le « moteur de recherche ». L’internaute est d’abord un chercheur au centre d’une toile. Ces caractéristiques rapprochent plus internet des pratiques de lecture de l’information écrite que du spectacle de la télévision.

Les liens qui relient les informations entre elles et l’interactivité entre émetteurs et récepteurs d’informations bouleverseront les approches de l’actualité. Le premier degré de celle-ci se trouvera vite submergé par l’avalanche des mises en perspective avec d’autres informations et par la nuée des commentaires. Les médias qui domineront seront ceux qui se montreront capables de donner une cohérence à ce charivari.

Face à la versatilité des mots, la photographie opposera sa force tranquille. La photo a un côté « juge de paix ». La dernière robe de Mme Untel est-elle belle ? Voyez vous-même ! Y avait-il beaucoup de monde à la manifestation ? La photo peut donner un aperçu très orienté. Mais on polémique sur la photo, pas avec la photo. Seule une autre photo peut contredire la première. Le rapport entre les mots et les photos s’enrichira de cette effervescence.

Encore faudrait-t-il qu’il y ait toujours des photojournalistes capables de manier l’analyse et la synthèse dans la photographie. Le problème n’est pas tant que l’on tire, aujourd’hui, les photojournalistes comme des lapins, mais que l’on entoure leurs compétences d’un mur où se mélange incompréhension, ignorance, indifférence voire mépris, à l’exception notable de la photographie sportive et, encore un peu, la photo de guerre.

Où forme-t-on les photojournalistes de demain ? Devrons-nous faire venir des photographes chinois, indiens, sud-africains ou sud-américains pour raconter nos histoires ? A moins que, là encore, les Américains ne raflent la mise.

Jean Miaille
27 septembre 2013
Invitation
Samedi 19 octobre 2013, 20 h 30
Maison Folie Beaulieu, Lomme


Photo Renaud Wailliez


Projection photo en live
avec le quartet Julien Marga


"ASCENSEUR POUR LA PHOTO"

Autour de la musique de Miles Davis
pour le film "Ascenseur pour l'échafaud"

Improvisations libres et croisés
entre photographes et musiciens


Photo Patrick Devresse

Accueil à partir de 20 heures.
Echange avec les artistes autour d'un verre à l'issue de la projection.

Avec

22 juillet 2013
Invitation
Retenez cette date....

Projection à la Maison Folie Beaulieu, à Lomme
Samedi 19 octobre 2013, 20 h 30
"Ascenseur pour la photo"
Voyages avec Miles Davis


« Ascenseur pour la photo », sera l'évocation photographique des thèmes musicaux de l’album de Miles Davis, composés pour le film de Louis Malle « Ascenseur pour l’échafaud ». 

Pour écouter l'album, c'est ici



Photo Renaud Wailliez

Les photographes participants :

Nawël Ayad
Michel Boucherie
Serge Deleu
Patrick Devresse
Jean-Pierre Duplan
Sam Elony
Jean Miaille
Martial Rossignol
Anna Solé
Isabelle Staerck
Renaud Wailliez


Cette projection sera sonorisée en live par le quartet de jazz, Julien Marga, improvisant sur ces mêmes thèmes de Miles Davis.

Accueil à partir de 20 heures. 

Echange avec les artistes autour d'un verre à l'issue de la projection.

Bonnes vacances à tous


8 mars 2013
Information
"Ascenseur pour la photo"
Voyages avec Miles Davis


Projection à la Maison Folie Beaulieu, à Lomme
Samedi 19 octobre 2013


Appel à candidatures

« Ascenseur pour la photo », sera l'évocation photographique des thèmes musicaux de l’album de Miles Davis, composés pour le film de Louis Malle « Ascenseur pour l’échafaud ».  Chaque photographe construira sa séquence autour des images que lui inspirent les thèmes de l'album.

Pour écouter l'album, c'est ici

Cette projection sera sonorisée en live par le quartet de jazz, Julien Marga, improvisant sur ces mêmes thèmes de Miles Davis.

L'appel à candidature est ouvert aux photographes de la région, sans restriction. Un comité de sélection, piloté par la Maison Folie Beaulieu, sélectionnera les séquences en mai 2013.

Pour présenter sa candidature, il suffit d'envoyer un mail avec ses coordonnées, en cliquant ici.

Chaque candidat devra présenter sur CD un nombre de photos de son choix dont la projection ne devra pas excéder 4 minutes. Les  images seront enregistrées en JPEG, haute qualité, pour écran HD, 1920 X 1080 pixels. lI appartient au photographe de mettre en page ses images pour ce format d'écran.

Les photos doivent être numérotées dans l'ordre de leur projection (001_nom_ficher, 002_nom_ficher, etc.)

Les CD sont à envoyer à :


Maison Folie Beaulieu

33, place Beaulieu
59160 Lomme

En précisant sur l'enveloppe : "Projection Ascenseur pour la photo"

Date limite d'envoi le 30 avril 2013.

Les photographes dont les dossiers seront retenus pourront travailler avec les musiciens pour ajuster le rythme de projection au rythme de la musique.

Il est possible de joindre sur le CD un montage vidéo Quicktime, donnant un aperçu du rythme que souhaite le photographe pour la projection de ses images.

24 février 2013
Information
Adhésion PhoGIma
et appel de cotisations


Pour adhérer à PhoGIma, il suffit de remplir le
bulletin d'adhésion et de le retourner, avec le montant de la cotisation à l'ordre de Photographes et Gens d'Image, au trésorier de l'association.

Pour payer sa cotisation, il faut envoyer un chèque de 38 euros (20 euros pour les photographes ayant moins de deux ans d'activité et gratuit pour les étudiants)
,
au trésorier de l'association :

Philippe Robin, Commedia
18, rue Jean-Bart, 59110 La Madeleine


La cotisation PhoGIma des photographes membres de l'UPP est comprise dans la cotisation UPP à envoyer à :

UPP, Maison des Photographes
205, rue du faubourg Saint-Martin, 75010 Paris


 
Merci d'avance pour votre engagement.
22 janvier 2013
Compte rendu
Assemblée générale de PhoGIma


L'assemblée générale de Photographes et Gens d'Image, UPP Nord, s'est tenue jeudi 17 janvier 2013, à la Maison Folie Beaulieu de Lomme.

Présents : Nicolas Ammeux, Luc Camberlain, Hervé CarlierGilles CruypenynckEmmanuel DaixJoaquim Dassonville, Marc Dubord, Vincent GaveriauxBarbara Grossmann, Eric Le Brun, Jean Miaille, Eric Pollet, Phillippe RobinIsabelle Staerck, Renaud Wailliez

Excusés :
Alexandre Caffiaux, Patrick Devresse, Frédéric Quivrin

Les routes enneigées et verglacées ont empêché un certain nombre d'entre nous de participer à cette assemblée. Qu'ils se rassurent : aucun putch n'est venu perturber la réunion.

Avant toute chose, l'assemblée a mis l'accent sur la nécessité de solliciter nos adhérents pour qu'ils paient leur cotisation 2013 ainsi que la nécessité d'inviter nos amis à adhérer soit à PhoGIma, pour ceux qui veulent soutenir la photographie, soit à l'UPP pour les photographes professionnels.

Pour plus de commodités, les règlements PhoGIma, libellés à l'ordre de Photographes et gens d'image,sont à adresser directement au trésorier :
Philippe Robin, Commedia, 18, rue Jean-Bart, 59110 La Madeleine.

Les réglements UPP sont à adresser au nouveau siège :
UPP Maison des Photographes, 205, rue du faubourg Saint-Martin, 75010 Paris.

Photo Hervé Carlier


Photo Jean Miaille
Les décisions

Organisation d'une projection : "Ascenseur pour la photo"

Sur le modèle des projections de photos des années précédentes et notamment en octobre 2012, la Maison Folie Beaulieu de Lomme accueillera une projection avec des musiciens en live.

Le groupe retenu est le
quartet de Julien Marga.

Il est possible de faire connaissance avec ce groupe de jazz, le vendredi 15 février 2013, à 20 h 30, à la Maison Folie Beaulieu, dans le cadre du Tremplin golden jazz en Nord.

Le thème de la projection est l'album de Miles Davis : "Ascenseur pour l'échafaud", musique du film de Louis Malle, avec Jeanne Moreau et Maurice Ronet.

Les photographes participants sont invités à construire leur séquence à partir des musiques de  cet album et/ou l'ambiance visuelle du film. Les musiciens improviseront autour des thèmes de l'album.

La participation est ouverte à tous les photographes de la région. Un appel à candidature sera lancé ces prochains jours.

Les photos avec leur ordre de présentation devront être remises dans la deuxième quinzaine d'avril.

Le comité de sélection, indépendant de PhoGIma, se réunira en mai.

Les musiciens travailleront ensuite. Un dialogue pourra s'instaurer entre ceux-ci et les photographes pour ajuster les séquences.

La projection aura lieu début octobre 2013.


Organisation de débats

Plusieurs propositions de débats ont été avancées en ayant à l'esprit notre combat permanent pour la popularisation de la Charte de la Photographie équitable :

- Un débat avec des intervenants de renom sur le droit d'auteur, notamment à l'issue de la mission Lescure et la publication de ses résultats. Ce  débat pourrait avoir lieu à la Maison de la photographie.

- Un débat sur le devenir des modes de diffusion des photos et images. Ce débat pourrait avoir lieu à l'Imaginarium de Plaine image, à Tourcoing.

- Un débat sur la culture visuelle du territoire. Nous proposons d'inviter la photographe et universitaire de Bordeaux, Raphelle Bertho.


Rencontres et échanges d'expériences

Une demande s'exprime pour une rencontre avec échanges d'expériences sur le bon usage des réseaux sociaux dans le cadre de l'activité photographique. Nous cherchons un animateur.


Elargissement de notre audience

Nous souhaitons élargir nos contacts aux clubs photos de notre région afin de réfléchir aux actions que nous pourrions mener en commun pour promouvoir la pratique de la photographie et son respect.



Les  votes et le conseil d'administration

Le rapport moral et le rapport d'activité, présentés par Jean Miaille ainsi que le rapport financier, présenté par Philippe Robin, ont été adoptés à l'unanimité.

L'assemblée générale a élu les membre du conseil d'administration et les invités permanents. Dans la mesure où, statutairement, seuls les adhérents de l'UPP peuvent être membres du CA, nous avons décidé, l'année dernière, d'élire des invités permanents afin de permettre à tous d'être partie prenante de l'activité de notre association.

Laurent Dequick avait emis le souhait de se retirer. Isabelle Staerck entre au conseil en qualité d'invitée permanente.

Le CA est donc ainsi composé de :
Vincent Gavériaux, Barbara Grossmann, Eric Le Brun, Jean Miaille, Philippe Robin, Renaud Wailliez.
Invités permanents :
Nicolas Ammeux, Patrick Devresse, Marc Dubord, Isabelle Staerck, un représentant de la Maison de la  Photographie.

Le CA élira son bureau lors de sa prochaine réunion.
14 janvier 2013
Rapport moral
Rapport d'activité

Le 17 janvier 2013, 18 heures, Maison Folie Beaulieu, Lomme

Assemblée générale de PhoGIma



Le rapport moral 

Voir le rapport d'activité

Au cours de sa deuxième année d'existence, Photographes et Gens d'Image, PhoGIma, a poursuivi son action en faveur de la photographie, notamment en organisant deux projections, l'une sur le thème Sud[s], à la Maison de la Photographie et l'autre, sur le thème Onirique, à la Maison Folie Beaulieu de Lomme. Cette seconde projection fut une première, puisqu'elle était accompagnée par un orchestre en livre, Back to the roots.

Nous nous félicitons des rapports féconds que nous avons noués avec la Maison Folie Beaulieu de Lomme et son directeur. Dans ce cadre, le conseil d'administration sortant soumettra à l'assemblée générale des propositions pour l'année 2013.

PhoGIma ne pouvait pas se tenir à l'écart des débats et des combats qui se mènent autour du statut de la photographie et des photographes.
2012 a été marquée par une offensive sans précédent de ceux qui contestent à la photographie la reconnaissance d'oeuvre de l'esprit que lui accorde la loi, et, par conséquent, contestent aux photographes le statut d'auteur pouvant, à ce titre, revendiquer des droits sur leurs images.

Les photographes seront-ils, demain, assimilés à des prestataires de service ? Leurs images deviendront-elles la propriété de leurs commanditaires, libres d'en faire ce que bon leur semble ? Quant à ceux qui produisent des photos de leur propre chef, devront-ils renoncer à tous droits et rémunérations au nom de l'hyper-dogme de la liberté et de la gratuité d'internet ?

Ces questions, pour mondiales qu'elles soient, interpellent tous les photographes jusque dans nos moindres régions et, par-delà, tous les créateurs. Si le droit d'auteur venait à imploser, sans aucun doute, certains tireraient les marrons du feu. Mais il faut le dire avec force : en renoncant à la reconnaissance du droit des auteurs, nos sociétés développées feraient un bon en arrière considérable en détruisant l'un des ressorts essentiels de la création.

Pourquoi ?

Le droit des auteurs, c'est le droit au respect, pour leurs oeuvres et le droit d'être associés, pour eux-mêmes, aux bénéfices qu'elles engendrent quand elles ont du succès.  Il n'y a pas besoin d'avoir fait de hautes études d'économie pour comprendre que c'est un levier d'une puissance infinie pour amener les créateurs à communier avec les publics.

On nous dit souvent que le droit du copyright, en vigueur outre Manche et outre Atlantique, est la négation de cette conception et que cela n'empêche pas la créativité de s'y exercer. Effectivement. Mais en réalité le copyright n'interdit ni la rémunération des créateurs ni le versement de royalties. Il laisse une marge de manoeuvre plus importante aux diffuseurs et aux créateurs pour la rédaction des contrats, ce qui n'est pas sans graves inconvénients pour les auteurs qui ne se trouvent pas en position de force face à leurs diffuseurs, mais il n'est pas, dans son principe, économiquement spoliateur.

Et surtout, aujourd'hui, 165 pays, dont les USA et la Chine, sont signataires de la convention de Berne, initiée au XIXème siècle notamment par Victor Hugo, convention qui reconnait le caractère imprescriptible et inaliénable du droit moral d'un auteur sur son oeuvre. Que cela chagrine les vendeurs d'espace publicitaire, peut-être. Mais nous sommes bien là au coeur d'une question de civilisation.

La voie du progrès ne passe certainement pas par la mise en cause de cette convention mais tout au contraire son renforcement, notamment pour assurer la rémunération des créateurs dans le cadre des nouveaux modes de diffusion de leurs oeuvres.

L'adhérent ou ami de PhoGIma qui lira ce texte excusera ce qui peut sembler une longue digression. En réalité, on ne peut aujourd'hui prétendre défendre ou promouvoir la photographie sans prendre position sur ces questions et 2013 sera, à coup sûr, une année cruciale. En France, voyons ce qui sortira de la mission Lescure qui a le mérite, dores et déjà, d'avoir pris conscience de la gravité de la situation pour la photographie. Dans le monde, voyons si un code de la route pour la circulation numérique commence à prendre corps.

La photographie n'est ni une marchandise ni un faire valoir pour quelques ambitions à prétention culturelle. Elle est un langage, aujourd'hui parlé par des milliards d'individus. Cette multitude, bien loin d'être handicap pour la création lui est un aiguillon. Pour les auteurs photographes, il y a bien un défi à relever : celui de l'excellence.

Jean Miaille



Le rapport d'activité 



Promotion de la Charte de la photographie équitable

Notre association est structurée autour de la reconnaissance de la Charte de la Photographie Equitable. Nous venons de dépasser les deux cent adhérents directs à la Charte qui l’utilisent régulièrement dans leurs échanges professionnels. La plupart en font également la promotion sur leur site internet. Elle est désormais traduite et accessible en anglais, puisque son efficacité semble dépasser les frontières. Nous comptons des adhérents photographes en Belgique, Suisse, Tunisie, au  Maroc, au Québec, et même au Costa Rica.


Une veille juridique permanente

Tout au long de l’année, dans le cadre de notre veille juridique, Vincent Gaveriaux et Eric Le Brun ont accompli un travail patient de renseignement sur des questions concernant les difficultés rencontrées par nos adhérents.

Ils ont également alerté l’UPP sur les risques représentés par l’usage de nouvelles clauses de cession de droits d’auteur dans les marchés publics, et particulièrement l’application de l’option B, qui reprend toutes les mentions que nous combattons depuis des années ( extension illimitée de la cession des droits dans le temps et l’espace, cession aux tiers sans contrôle de l’auteur, responsabilité maintenue en cas de recours d’un tiers… ) livrée avec un cahier pratique qu’il suffit de recopier pour contourner l’esprit protecteur du Code de Propriété Intellectuelle vis-à-vis des auteurs.


Stop concours arnaques

Enfin la mise en place d’un service spécifique (stopconcoursarnaques@phogima.fr) destiné à endiguer la pratique de concours photographiques abusifs a été particulièrement productif. Nous avons pu ainsi reprendre plusieurs règlements après leur parution, dans un sens constructif pour les auteurs photographes. Jamais un règlement de concours ne peut se substituer à un contrat de cession de droits d’auteur.



Rencontre avec Catherine Cullen, adjointe à la Culture de la Ville de Lille

Nous avons été invités en Novembre par le service Culture de la Ville de Lille à présenter notre action dans le cadre d’un petit déjeuner de travail qui rassemblait  les acteurs audiovisuels repérés par la Ville, en présence de l’adjointe à la Culture, Catherine Cullen. Réunion très fournie où nous avons pu exprimer les difficultés affrontées dans notre métier de photographe vis-à-vis du respect des droits d’auteur, et plus largement de notre qualité d’auteur. Après une présentation détaillée et résumant notre action depuis plusieurs années ( Sensibilisation auprès des utilisateurs d’image, conseil juridique, mise en place de la Charte ) Catherine Cullen s’est engagée, comme première initiative, à faire respecter la mise en place de droits de représentation pour toute exposition organisée par ses services. Elle s’est montrée réceptive, à l’écoute, consciente de la précarisation des auteurs et artistes visuels ou plasticiens, souvent privés de rémunération pour leur travail. Elle souhaite également que notre démarche soit mieux connue et que nos actions de communication soient relayées par la Ville de Lille.


Débat : "Etre auteur en photographie" à la Maison Folie Beaulieu de Lomme

En Octobre, dans le cadre d’un week-end photographique organisé avec notre partenaire, la Maison Folie Beaulieu, nous avons animé un débat sur la qualité d’auteur.


Photo Jean Miaille

Etre auteur en photographie, avec PIB, photoreporter à la Voix du Nord, et Cyril Bitton, photographe indépendant. Une belle occasion de découvrir le quotidien de deux passionnés qui ne lâchent rien sur leur expression de photographe auteur malgré les contraintes et les transformations du métier. L’un comme l’autre pensent que la pratique photographique ne se divise pas. Chacun se voit comme auteur dans toutes les circonstances (approche personnelle ou commande) où il est amené à fabriquer des images. Et encore auteur dans le choix assumé des photographies qu’il sélectionne.

Ce débat en amène sans doute d’autres, afin d’explorer d’autres pratiques photographiques, éloignées du reportage.


Projection Onirique à la Maison Folie Beaulieu avec Back to the roots




Photos Renaud Wailliez   Voir le reportage complet

La grande salle de projection de la Maison Folie Beaulieu de Lomme était comble, dimanche 28 octobre, pour la projection Onirique organisée par Photographes et Gens d'Image du Nord.

Grande nouveauté pour cette cinquième projection des photographes de la région, le groupe de blues Back to the roots a assuré en live la partie musicale.

Le succès de cette manifestation, qui s'inscrivait dans le cadre de la programmation Fantastic de Lille métropole, montre que la photographie en projection et la musique en live font excellent ménage.


Rencontre autour de Lightroom


Photo Renaud Wailliez

Lightroom n'a plus de secret (!) depuis juillet 2012, pour la quinzaine de participants à la rencontre animée par Laurent Dequick, à la Maison Folie Beaulieu : un fructueux échange d'expériences destiné de permettre aux professionnels de mieux maitriser l'outil phare du développement photographique numérique. Une expérience à renouveler....


Projection Sud[s] à la Maison de la Photographie, à Lille


Photo Renaud Wailliez  Voir le reportage complet

Deux événements ont marqué la clôture de l'exposition des photos de William Klein à la Maison de la Photographie, à Lille : Rome + Klein.

La projection organisée par Photographes et gens d'image, le mercredi 30 mai, à la Maison de la Photographie a rassemblé le public nombreux des amateurs de photo.

Le lendemain, la projection a été une nouvelle fois présentée à l'occasion d'un concert du Max Klezmer band, groupe de Cracovie.

Voir le rapport moral
4 janvier 2013
Convocation
Assemblée générale
Maison Folie Beaulieu

Jeudi 17 janvier 2013

18 heures        Assemblée générale

20  heures   Soirée voeux avec projections

Cher(e)s adhérent(e)s, cher(e)s ami(e)s de la photographie,

Vous êtes conviés à l’assemblée générale de l’association Photographes et Gens d’Image du Nord qui aura lieu le jeudi 17 janvier 2013, à 18 heures, à la Maison Folie Beaulieu, 33 place Beaulieu, à Lomme.

Cette assemblée générale sera suivie d'une soirée voeux avec projection des diaporamas présentés en 2012 et les années précédentes.

Cette assemblée générale est ouverte aux amis de la photographie qui ne sont pas adhérents de Phogima ou de l’UPP. Ils pourront prendre la parole.
Peuvent voter les adhérents à jour de leur cotisation 2012.

Nous invitons particulièrement les jeunes photographes ainsi que les personnes du monde de l'Image à nous rejoindre pour apporter leurs idées et enrichir notre action. 

Nous lançons un appel à candidatures non seulement pour participer à l'action permanente de l'association mais aussi et surtout pour porter des projets qui tiendront à coeur aux candidats. 

Merci d'avance pour votre candidature et le disponibilité que vous voudrez bien apporter à Phogima, elle est vraiment importante.

ORDRE DU JOUR

- Compte rendu d'activités 2012 :

        Projection Sud[s] à la Maison de la Photographie
        Rencontre échange d'expérience autour de Lightroom
        Action contre les concours arnaques
        Débat "Etre auteur en photographie"
        Projection Onirique avec Back to the roots à la Maison Folie Beaulieu

- Compte rendu financier

Nos projets pour 2013

- Le conseil d'administration sortant présentera plusieurs propositions pour le programme 2013

- Questions diverses

- Election du conseil d’administration, 7 membres

Il est possible de faire acte de candidature soit à titre de membre soit à titre d'invité permanent.

Conformément aux statuts, en effet, ne peuvent être élus au conseil d’administration que des membres de l’UPP. Le conseil d’administration pouvant inviter des adhérents non membres de l’UPP à participer à ses réunions, nous proposons de soumettre au vote de l’assemblée générale la liste des invités permanents. 

Pour faire acte de candidature, c'est ici.

Pour donner procuration en cas d'impossibilité, c'est ici.

Merci de confirmer le cas échéant, votre présence ici.

Voir les années précédentes